Les couleurs ont aussi une dimension émotionnelle
Certaines couleurs peuvent immédiatement modifier la perception d’une pièce.
Les tons beige, crème et écru créent souvent une atmosphère douce et lumineuse.
Les bruns et les bois foncés apportent davantage de profondeur.
Le vert rappelle naturellement la végétation et fonctionne particulièrement bien avec le bois.
Le bordeaux, le terracotta ou certaines nuances de bleu permettent de créer une ambiance plus enveloppante.
Il n’existe toutefois pas de couleur universellement idéale.
La bonne couleur est avant tout celle que l’on aime retrouver chaque jour.
Ne plus chercher un intérieur parfaitement assorti
La décoration émotionnelle marque aussi une évolution importante : tout n’a plus besoin d’être parfaitement coordonné.
Un intérieur peut mélanger plusieurs bois, différentes époques, des meubles contemporains et des objets plus anciens.
C’est souvent ce mélange qui lui donne son caractère.
Un fauteuil très design peut parfaitement vivre à côté d’un meuble hérité.
Une table contemporaine peut être entourée de chaises différentes.
Un objet artisanal peut côtoyer une pièce très minimaliste.
La cohérence ne vient alors plus d’une collection complète, mais de la personnalité de celui ou celle qui habite les lieux.
Les objets qui racontent quelque chose
Tous les objets décoratifs n’ont pas besoin d’avoir une fonction.
Mais ils gagnent souvent en valeur lorsqu’ils racontent quelque chose.
Un vase rapporté d’un voyage, une photographie, une œuvre d’art, une céramique artisanale ou un meuble conservé depuis plusieurs années peuvent rendre un intérieur beaucoup plus personnel.
Ce sont ces détails qui empêchent une maison de ressembler à un décor parfaitement reproduit.
La décoration devient alors progressivement une collection de souvenirs, de goûts et de choix personnels.
Moins suivre les tendances, mieux les choisir
Les tendances peuvent évidemment rester une formidable source d’inspiration.
Le chrome, les bois foncés, les formes organiques ou certaines couleurs peuvent donner envie de faire évoluer son intérieur.
Mais il n’est plus nécessaire d’adopter chaque nouveauté.
Une tendance devient vraiment intéressante lorsqu’elle correspond déjà à nos goûts.
Plutôt que de transformer entièrement une pièce, on peut introduire simplement un nouvel élément : une lampe, une table d’appoint, un fauteuil ou un tapis.
L’intérieur évolue ainsi progressivement, sans perdre son identité.
Créer plusieurs petits lieux de bien-être dans la maison
Un intérieur émotionnel ne nécessite pas forcément de grandes transformations.
Il peut simplement s’agir de créer quelques endroits particulièrement agréables.
Un fauteuil près d’une fenêtre avec une lampe pour lire.
Une petite table près du canapé pour poser son café.
Un banc dans une entrée.
Une chaise particulièrement confortable dans la chambre.
Ces petits espaces peuvent avoir une influence étonnamment importante sur la manière dont on utilise la maison.
Ils donnent envie de ralentir et de profiter davantage de son intérieur.
Accepter qu’un intérieur évolue
Une maison n’a pas besoin d’être totalement terminée.
Nos goûts changent, nos habitudes évoluent et les objets que nous aimons aujourd’hui ne seront peut-être pas les mêmes dans quelques années.
La décoration émotionnelle accepte cette évolution.
Un intérieur peut se construire progressivement, au fil des trouvailles, des voyages et des changements de vie.
C’est même souvent ainsi que naissent les espaces les plus intéressants.
Ils ne semblent pas avoir été créés en une seule fois.
Ils donnent l’impression d’avoir une histoire.